Interview mit Muriel Tramis (September 2020)

  1. Was hat Sie zu „Freedom“ inspiriert ?

Ce jeu était un acte révolutionnaire..

Cette part de l’Histoire qui se déroulait entre puissances européennes entre l’Afrique et les Caraïbes était méconnue et même dissimulée.

Tout le monde en avait honte, les anciens colons comme les anciens colonisés. Je voulais montrer les choses du point de vue des dominés. Je voulais qu’ils apparaissent comme des combattants et non comme des gens soumis.

2. Was waren Ihre Vorstellungen und in wie weit unterscheidet sich das finale Spiel davon ?

Je voulais coller à la fois aux règles du jeu de rôle et de stratégie mais c’était très maladroit et bien en-dessous des possibilités qu’offrait le genre… Aujourd’hui, ce serait une formidable Tactical-RPG

3. Wie haben Sie sich für das Gameplay entschieden ? Einige Aspekte erinnern mich an ein Brettspiel.

Eh bien, j’ai répertorié toutes les difficultés qu’offrait une plantation du 18e siècle avec cette gestion hiérarchisée des esclaves très caractéristique dans toutes les sociétés dits « d’Habitation ».

J’ai représenté les lieux par une vue du dessus mais plus jolie que ce qui se faisait à l’époque

4. Gab es Spielelemente, die Sie gerne verwendet hätten, aber aus irgendwelchen Gründen weglassen mussten ?

Oui les combats n’étaient pas très réussis.

Et puis, j’aurais voulu faire évoluer mon personnage en lui donnant par exemple des points d’expérience ; mais je ne maitrisais pas suffisamment le level design pour concevoir cela

C’était à refaire aujourd’hui, je le ferais multi-joueurs pour faire une véritable coopération entre joueurs.

5. Was gefällt Ihnen an „Freedom“ am besten ?

La destruction des biens du maitre, l’incendie des entrepôts et des champs de canne.

C’était toucher les colons dans leur portefeuille… C’est par l’économie qu’on abat ceux qui exploitent les autres.

C’était très mal animé mais symboliquement plaisant.

6. Aus anderen Interviews weiß ich, dass Sie sehr an der Geschichte Ihrer Heimat Martinique interessiert sind. Gerade „Freedom“ ist so reich an Hintergrund, dass es, besonders in seine Entstehungszeit eingebetten, aus der Masse heraussticht. Würden Sie sagen, dass „Freedom“ auch ein Stück weit Lernsoftware ist?

Pas éducatif mais plutôt pédagogique et historique. Je pense que le jeu vidéo est un media au même titre que le cinéma.

Certains films comme « Amistad » de Spielberg ou Django unchained de Tarentino qui traient tous deux de l’esclavage aident à nous faire prendre conscience de certaines réalités.

7. Wissen Sie, wie sich „Freedom“ verkauft hat und auf welcher Plattform es am erfolgreichsten war ?

Non, je ne connais pas les chiffres de vente. Il est sorti dur Amstrad et sur Amiga (le plus de succès).

8. Welches ist Ihre Lieblingsversion ?

Il était mieux réalisé sur Amiga, plateforme d’origine.

9. Sie hatten Ambitionen ein Remake von „Méwilo“ umzusetzen, haben Sie je an ein Remake von „Freedom“ gedacht ?

Oui, mais il faudrait beaucoup de moyens si on veut être à la hauteur de ce qui se fait aujourd’hui en RPG.

10. War es schwierig die verschiedenen Versionen umzusetzen (es gibt Versionen für Amiga, Atari ST, DOS und Amstrad CPC?

Non, il y avait un programmeur spécialiste de chaque plateforme.

11. Auf welcher Plattform erschien die Originalversion ?

Cf 8)

12. Haben Sie noch alte Designdokumente oder sogar eine Anleitung ? Vielleicht haben Sie sogar ein paar Scans für mich ? (wir haben jede Change genutzt 😉 )

Ah non, je garde tout ça très précieusement pour un livre ou un prochain documentaire.

13. Wenn Sie auf Ihre Spiele zurückblicken, welches liegt Ihnen am meisten am Herzen ?

Urban Runner car c’était ma rencontre avec le cinéma.

14. Was hat ihnen mehr Spaß gemacht ? Lernsoftware oder Spiele ?

Les jeux.

Vielen Dank für dieses Interview